| Vous avez annoncé,
par voie de presse, cette hausse de 20% des impôts locaux, sans, à votre
habitude, consulter au préalable, ni même informer quelconque commission
municipale.
Le groupe minoritaire « Castanet en Mouvement » l’a exprimé le mois dernier lors du débat budgétaire : nous voulons dénoncer cette hausse brutale de la part communale de l’impôt local. Faut-il rappeler, faut-il vous rappeler, que ceci n’est pas votre premier mandat ? Que vous aviez 8 ans pour vous préoccuper de cette réévaluation des bases et instaurer une hausse progressive de l’impôt ? C’est donc bien un réajustement pour 8 années de gestion déficiente de la commune que vous nous demandez aujourd’hui de cautionner. Mais les castanéens doivent-ils payer pour vos erreurs de gestion ? Bien entendu, pour votre propre crédibilité, vous avez reculé l’échéance de cette augmentation d’impôts. Elle n’est que le point d’orgue d’une année d’économies à la petite semaine et de discours sur la déficience des partenaires institutionnels : l’Etat, le Sicoval , le Conseil Général. L’entretien des bâtiments et du matériel municipal est sans cesse reporté et encore plus grave, sous prétexte de vouloir passer « à une culture de résultats » (je ne fais ici que citer le document d’orientations budgétaires), une pression constante est exercée sur le personnel municipal, qui a pourtant à cœur d’exercer au mieux sa fonction au service du public. Quid de la rénovation de la piscine municipale, des projets de médiathèque, de salle de spectacle, de terrains de sports ouvert à tous ? Levez-vous plus d’impôt pour proposer un boulodrome aux Castanéens ? A quel besoin réel cet équipement correspond-t-il ? Vous vous targuez de tenir les promesses électorales des autres, je le comprends, votre propre programme se gardait bien d’afficher vos intentions réelles. Sous prétexte de réorganisation, vous engagez le démantèlement du Centre Communal d’Action Sociale, pénalisant encore les plus fragiles de nos concitoyens. Sous prétexte de charges trop lourdes pour la commune, vous appliquez sans concertation la réforme Darcos pour l’école maternelle et primaire, supprimez l’aide aux devoirs sans vous préoccuper de l’intérêt des enfants, et en particulier ceux qui sont en difficulté scolaire. Vous dénoncez, comme s’il s’agissait d’un délit, le débat politique autour du service public communal, autour de l’action sociale, autour de l’école. Je m’interroge toujours sur la façon dont vous concevez votre rôle de premier magistrat de la commune. Je m’inquiète de vous voir frémir à ces deux mots : débat et politique. Comment pouvez-vous présider à l’avenir de Castanet sans trouver les bases du dialogue avec ses habitants pour des projets relevant des prérogatives de base de la commune, mais également des projets structurants ? Nous ne sommes pas contre l’impôt, mais nous sommes pour une contribution collective justement répartie, au bénéfice d’un service public pour tous et du lien social dans notre commune. Vous nous avez dit avoir du respect pour les conseillers municipaux du groupe minoritaire, et, à travers eux, pour la population qui a signifié un autre choix que celui de votre équipe lors des dernières municipales. Vous nous avez demandé de faire des propositions. Difficile pour nous de les formuler alors que les outils pour les concevoir ne nous sont pas mis à disposition. Ce souhait ne reste qu’une façade. Malgré tout, nous tenons à vous faire cette recommandation : sachez écouter les Castanéens et prenez enfin la mesure de l’évolution des besoins de la commune . |